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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:03
(Itw réalisées par téléphone au cours du Festival Expresso 2014 - https://festivalexpresso.files.wordpress.com/2014/05/le-lycc3a9en-dc3a9chac3aenc3a9.pdf -, auquel j'ai participé avec l'équipe du Lycéen Déchaîné, journal du Lycée Jean Monnet dont j'ai été le rédacteur en chef pendant deux ans)

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 23:07

     Sorti dans nos salles le 25 décembre 2013, Le Loup de Wall Street est un film qui s’inspire du roman éponyme écrit par Jordan Belfort, connu pour être «le plus grand escroc qu’ait connu Wall Street» (avant Bernard Madoff). Quand le livre est paru en 2005, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont tous deux tenté d’en acheter les droits d’adaptation. Jordan Belfort n’a pas hésité très longtemps après avoir appris que Martin Scorsese réaliserait le film si son acteur fétiche -Di Caprio, donc- en obtenait les droits. Après Taxi Driver, Les Affranchis, Gangs of New York, Les Infiltrés, ou encore Shutter Island, et à l’âge de 71 ans, Scorsese réalise Le Loup de Wall Street. Et tout le monde est d’accord pour dire que son cinéma s’est quelque peu dévergondé !

Affiche-du-film-LE-LOUP-DE-WALL-STREET.jpg

     Le Loup de Wall Street raconte l’histoire de l’ascension fulgurante de Jordan Belfort, un gamin avide de pouvoir, dans le monde de la bourse. Ce film est une satire libertaire de Wall Street et de ses dérives. L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations sont là, à portée de main, et les autorités n’ont aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie est devenue complètement inutile. Trop n’est jamais assez...


Ce film a créé une vive polémique aux Etats-Unis...


     «Je voulais donner une impression d'obscénité», a déclaré le réalisateur américain.

Et outre le fait que le mot «fuck» soit prononcé plus de 500 fois au cours du film, beaucoup ont été choqué par cette obscénité pratiquement omniprésente dans Le Loup de Wall Street. Certains ont même été jusqu’à crier «Honte à vous!» à Scorsese durant la projection du film à l’Académie des Oscars. D’autres lynchent le film sur internet : «c’est trois heures de torture», balance une actrice hollywoodienne sur Twitter.

Scorsese et Di Caprio répondent qu’il est «normal d’avoir de la répulsion», et qu’il doit y en avoir, non pas contre le film, mais contre la société. Selon eux, ce film apporte «un autre regard sur l'Amérique, un autre regard sur ce que nous sommes», nous, êtres humains, qui voulons toujours plus !

 

Scorsese s’est «fait plaisir» en réalisant ce film,  la critique est partagée

 

     D’un côté, il y a les amoureux de Scorsese et ceux qui saluent sa «prise de liberté», de l’autre, ceux qui trouvent, comme le journal La Croix, que ce film est trop «outrancier».

     «Martin Scorsese signe un film abouti, complètement fou mais très maîtrisé.», indique le blog La Dernière Séance. Pour Le Nouvel Obs’, c’est un «vrai plaisir que de voir Scorsese commettre, à 71 ans, une satire aussi sexuelle et mal élevée. ». «Scorsese s’amuse, jubile», note Les Inrocks, louant aussi la qualité des dialogues et des comédiens de ce film, lui-même jugé «délicieusement impur et culotté».

     Parmi les avis négatifs, quand La Croix trouve que Le Loup de Wall Street «mène droit à l’ennui», Le Blog du Cinéma, lui, voit ce film sans réel intérêt, «long et épuisant». Pour ce blog, «cest une œuvre racoleuse et cynique, à la limite de la misogynie, de l’homophobie et de l’apologie de la défonce».

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Un casting génial, porté par un splendide Di Caprio

 

La totalité des critiques encense la performance de Leonardo Di Caprio, le chouchou de Scorsese. Mais on oublie bien souvent les autres acteurs. On oublie Jonah Hill, on oublie Margot Robbie, on oublie Jean Dujardin et compagnie. On les oublie parce que Di Caprio est bien trop brillant.

«Il sait tout faire», constate Les Inrocks, «Il est au sommet de son art», déclare Le Blog du Cinéma. On a comme l’impression qu’il l’est depuis 20 ans déjà, au sommet de son art.

Et c’est la classe. La grande classe. 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 00:20

C'était "Soirée courts métrages" aux Cinémas Studio, à Tours, en ce vendredi 11 octobre 2013. 

Bien sympathique cette soirée : du cinéma par de jeunes réalisateurs, avec souvent un budget très limité, mais avec de l'envie, de l'énergie. Une énergie nouvelle, qui fait du bien au 7ème art. On aime ou on aime pas, c'est toujours pareil, on ne peut toutefois pas s'empêcher de louer l'originalité présente dans ces films, très différents les uns des autres, tant dans leur genre, que dans les façons de filmer et de monter. 

Bref, arrive le dernier film, La Passagère, d'Amaury Brumauld, qui signe d'ailleurs là son premier film de fiction. C'est beau, vraiment. Un sentiment agréable nous envahit quand on regarde ce film, au scénario construit en partie avec ce qu'on a l'habitude de voir sur les écrans : de la mise en scène et des acteurs ; mais aussi avec des dessins (faits par le réalisateur lui-même) venant ajouter un brin (et quel brin!) d'originalité à l'oeuvre, et ça fait du bien : c'est beau ! 

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Le film terminé, les applaudissements retentissent. Les animateurs de la soirée descendent les marches de la salle de projection, accompagnés du réalisateur. On est encore dans l'euphorie plaisante du bon film que nous venions de voir. Le réalisateur prend le micro. Il met quelques secondes à commencer à prendre la parole, comme si il réflechissait à ses premiers mots. On sent qu'il va nous dire quelque chose. Il se ravise, reprend son souffle, s'humidifie les lèvres. Et dit une phrase qui, je crois, restera à jamais gravée dans ma mémoire : "Daniel Duval est décédé hier." Malaise dans la salle. Daniel Duval, c'était l'acteur principal du film d'Amaury Brumauld. Daniel Duval, c'est l'acteur que nous avions tous envie de remercier pour l'excellente performance qu'il a signé dans La Passagère. Daniel Duval, c'est un grand acteur français, connu pour avoir joué divers rôles, notamment dans des films de cinéma d'auteurs (Le temps du loup et Caché, de Michael Haneke, ou encore Le temps qui reste, de François Ozon, pour les plus connus). Il a aussi joué dans 36 Quai des Orfèvres. Enfin bref, je ne vais pas vous faire une liste de tous ses rôles, elle est facilement trouvable. Outre ses rôles en tant qu'acteur, il s'est aussi essayé à la réalisation et à l'écriture de scénarii. Son nom interpelle sûrement moins que celui de Gérard Jugnot (désolé, j'ai trouvé que cet exemple), mais sa tête est bien connue dans le cinéma français. 

C'était un excellent acteur, auquel Amaury Brumauld, a rendu un brillant, et émouvant hommage. 

 


"C'était un grand du cinéma français." (Amaury Brumauld, à propos de Daniel Duval)

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 23:39

 

      Cher Monsieur Nicolas Sarkozy,

      ex-président des Français,

 


  Il est de mon devoir de citoyen (et de, je l’espère, futur journaliste) de vous passer ce message : Je vous ai vu revenir -encore une fois- sur les devants de la scène médiatique. Quelle que soit la raison pour laquelle vous apparaissez sur mon petit écran, je tenais simplement à vous dire une chose : revenez, ou ne revenez pas. Il y en a marre de vous voir faire votre «come-back» toutes les deux semaines. Il y en a marre de lire des articles titrés : «Sarkozy, le retour ?». J’aime la politique et vos nombreuses (ré)apparitions médiatiques ne lui servent pas du tout. N’avez vous pas mieux à faire que de faire parler de vous ? La situation calamiteuse dans laquelle se trouve votre parti ne vous préoccupe donc pas ? En tout cas, je vous en prie, restez à l’écart ou rentrez dans le jeu politique, car les français se lassent de vous voir dire un «simple» bonjour aux journalistes «bizarrement» souvent présents lors de vos sorties, même "privées".

Merci d’avance pour votre compréhension.

Cordialement. 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 01:29

 

Ca y est. C’est bon. Ils ont mis un but. Même plusieurs ! L’équipe de France de football, après 521 minutes sans marquer, a inscrit 4 buts contre la Biélorussie, en match de qualifications pour la Coupe du Monde 2014, qui se jouera au Brésil !

 

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     Avant ce match, une chose était claire : si on perdait, les gens auraient dit : «avec ou sans Benzema, le problème est le même», et si on gagnait : «ah, c’est mieux quand on met Benzema sur le banc, la preuve». Je ne ferai pas ce genre de remarque. Je le jure.

 

     4-2, tel est le score final. Si on ne voyait que ça, on se dirait que notre équipe de France rayonne. Et pourtant...! Pourtant les Bleus ont galéré. C’est bel et bien le mot juste. Menés au score, les tricolores semblaient perdus, désorganisés. En effet, avec ou sans Benzema, les joueurs français ont été nuls en première période. (Je sais, je n’ai pas tenu ma promesse). Ils étaient faibles, mous, non-solidaires,  et les biélorusses nous surpassaient. J’ai eu peur. Lloris, notre gardien pourtant habituellement si bon, fait même des fautes de main, on sent que la confiance a quitté l’équipe. Oui, j’ai peur. J’aime cette équipe. Elle m’a fait vibrer bien des fois. Et ça m’embête énormément de la voir échouer lamentablement. 

 

     Le jeu reprend, on espère que ces 15 minutes aux vestiaires auront suffit aux Bleus pour reprendre leur souffle et repartir sur de bonnes bases ! Ca se sent, il y a eu un truc à la mi-temps. Ribéry parle d’un discours de Patrice Evra qui aurait remotivé l’équipe... Je sais pas, mais en tout cas, c’est mieux. 47ème minute, Ribéry est victime d’une faute dans la surface, il transformera le pénalty quelques instants plus tard. On revient au score. A ce moment là, j’ai même écrit un tweet d’espoir : «Nouvel élan pour cette équipe en véritable manque de confiance ?». Personnellement, j’y croyais. Je croyais à une sorte de renouveau. J’ai eu tort ? Oui, je pense. Dix minutes plus tard, Lloris laisse entrer un deuxième ballon dans son but... Mais bon, on peut compter sur Valbuena, à la passe, et Ribéry, à la finition, pour recoller au score. Et voilà que la France reprend l’avantage à la 70ème minute : sur un joli mouvement à trois, initié par Ribéry et relayé par Valbuena, Nasri récupère le ballon devant la surface et enchaîne directement avec la frappe. Il marque. Samir Nasri, je l’aime bien, c’est un meneur de jeu, un vrai. C’est un joueur comme ça qu’il nous fallait et qu’il nous faudra. J’espère le revoir encore en équipe de France. En tout cas, il a fait le boulot : il est rentré, il a frappé, il a marqué. Simple et efficace. Et puis, trois minutes plus tard, les Bleus, qui ont retrouvé un brin de confiance, finissent le travail et inscrivent un quatrième but (par le jeune et très prometteur Paul Pogba).

 

Non, les Bleus ne m'ont pas convaincu. On a vu une équipe tactiquement très désordonnée, avec quelques joueurs invisibles (Payet, Giroud, Matuidi), et qui ne prenait pas beaucoup de risques, sans doute à cause de la tension que le groupe subissait depuis quelques jours, mais bon...le chemin des buts retrouvé et la victoire à la clé effacent les bavures, même si on y reviendra sûrement la prochaine fois...

 

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     A noter tout de même, sur le plan individuel, que Mathieu Valbuena, le joueur de l’OM, était dans le coup sur les 4 réalisations des Bleus. Et puis, bien sûr, Franck Ribéry (le possible futur Ballon d'Or ?)  est considéré comme LE sauveur de l'équipe. Vivement que ça dure !

Didier Deschamps, lui, espère que ce match servira de déclic à son groupe, afin de lui donner confiance pour la suite. Et puis, comme le dit Ribéry, en tant que joueur le plus capé chez les Bleus (74 sélections), "Il y a de jeunes joueurs dans cette équipe mais il faut jouer plus relâché, ne pas se mettre la pression, prendre du plaisir."

 

 

En bref, l’équipe de France est qualifiée pour les matchs de barrages de la Coupe du Monde 2014, et même si Daniel Riolo, chroniqueur de l’After Foot de RMC, indique que «logiquement, là, on ne passera pas» après les qualifications catastrophiques qu’ont déjà connus les Bleus (2008, 2010 et 2012), moi, j’y crois. Ce sera difficile, comme d'habitude, mais j'y crois. 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 17:32

Le 31 août 2013, à 10h du matin, je tenais dans mes mains mon tout premier pass presse, pour la journée de l’inauguration du tramway de Tours.

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     Des hommes en costards-cravates rejoignent les journalistes -dejà présents- venus prendre un des trois bus avec la mention « spécial » (comprendre : VIP). Je serre la main à quelques personnes, certains se présentent, ce qui est plutôt bien dans ces moments là. Hé oui, je n'ai que 18 ans, je ne connais pas tous les politiques présents, et encore moins tous les organisateurs de l'évènement.

     On prend le bus en direction du lycée Jean Monnet (souvenirs, souvenirs). Pendant le trajet, j'entends Jean-Patrick Gille, député PS d'Indre et Loire, expliquer à son fils comment va fonctionner le tram : « mais non, tu n'auras pas besoin de nouvelle carte, celle que tu utilises pour le bus marchera aussi avec le tramway ».

   Bref, on arrive au lycée, qui est aussi le terminus du tram. Ca fait tellement bizarre de voir le parvis de l'établissement (celui là même où l'on déconnait avec nos amis il y a encore 3 mois) plein d'hommes et de femmes en grande pompe, d'une petite fanfare, et de quelques journalistes armés de caméras pour filmer tout ça ! La personne chargée des relations presse m'indique que la première rame est « réservée » aux journalistes, de façon à ce qu'on « sorte plus tôt que les politiques » du tram. Je monte vite, j'voudrais pas m'faire oublier au lycée, j'ai une belle journée qui m'attend. C'est génial : je suis tout devant, je peux filmer le trajet ! Une fois arrivés, on s'aperçoit que l'évènement est quand même attendu, moi, je ne m'attendais pas a voir autant de monde. Les journalistes se poussent -et n'hésitent pas à pousser- pour avoir l'image ou le son qu'il leur faut. Les politiques ont leur plus beau sourire de sortie, et se font mitrailler de photos. Le « cortège » avance lentement, mais il parvient tout de même place Jean Jaures. Un monsieur monté sur une petite estrade, un micro à la main, ne cesse de nous rappeler, et ce de façon très théâtrale, que ce jour est historique pour notre ville. Le tram arrive, tout le monde est content, on sent une ville rassemblée derrière l'inauguration d'un « simple » moyen de transport, c'est agréable, on rencontre des gens différents et souvent très intéressants (il y avait quand même les anti-mariage pour tous...et leur affreux slogan « un papa et une maman », avec leurs drapeaux roses et bleus, mais bon, on y peut rien si ils « ne lâchent rien »).

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     On monte ensuite au premier étage de l'Hotel de ville pour les discours. Marisol Touraine s'en va, Manuel Valls arrive. La salle est bondée, et il fait vite très chaud. Je ne suis même pas allé m'entasser avec mes futurs confrères journalistes, leur combat pour la meilleure place n'est pas encore le mien.

     Après (environ) 4 minutes de remerciements, Jean Germain parle enfin du Tram : « Cette ligne de 15 kilomètres, du Sud au Nord, permet de faire le lien entre Joué-les-Tours et la ville de Tours, ainsi qu'entre différents quartiers. ». Il n'oublie pas non plus de montrer les points positifs de l'envers du décor : en effet, pendant la phase des travaux, 256 contrats jeunes ont été signés, aujourd'hui, 36 % sont en CDI. Et puis, il aborde le côté artistique (qui n'aurait apparemment « aucun équivalent en Europe »), en évoquant une « reconstitution du paysage tourangeau ». Jean Germain répond même aux critiques (si nombreuses fussent-elles) à propos de l'argent dépensé pour s'attacher les services de M.Buren : «Oui, ça a un coût, mais c'est pour le bien de la ville, et puis, c'est tellement beau, intelligent... ». J'apprendrai plus tard dans la journée que le coût pour le côté artistique était de 0,5 % du coût total du tramway (qui se situe autour des 430 millions d'euros). Enfin, le sénateur-maire de Tours remercie les tourangeaux pour leur confiance, leur patience, notamment les commerçants qui ont beaucoup souffert pendant la phase des travaux. « Maintenant, il est temps de regarder devant nous, de continuer à donner sens et vie à cette ville », de faire en sorte que cette agglomération soit « dynamique, toujours plus vive ». En tout, sept discours se suivront : tous se ressemblent dans le fond, mais pas forcément dans la forme. En bref, on nous dit que Tours est une ville qui « renoue avec son passé (NdlR : Tours a eu un tram jusqu'en 1949) pour aller de l'avant », que le tram facilite les échanges entre les gens, mais aussi l'ouverture à la culture (car « la culture, on doit la porter haut et fort, parce que les gens la souhaitent »). Cette nouveauté tourangelle est donc décrite comme une véritable chance et une fierté pour la ville, mais aussi pour la région. C'était tellement long et la chaleur se faisait si bien ressentir qu'on apporta un verre d'eau fraîche à Manuel Valls (le chanceux!). Arrive néanmoins son discours tant attendu... Il se place devant les micros, souriant, et déclare : « Je crois que tout a été dit. ». Une touche d'humour, voilà qui fait plaisir après 6 discours si sérieux ! Bref, le ministre de l'Intérieur, n'ayant pas encore vu le joli tram de la ville de Tours, salue l'engagement des collectivités territoriales, avant de mettre en avant l'optimisme qui a porté ce projet : « le fait de vouloir faire avancer cette ville, c'est croire en son pays. » Et Manuel Valls finira sur ces mots : « C'est aussi synonyme d'espoir, ça prouve que nous sommes capables d'innovation. ».

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     Les discours terminés, la plupart des journalistes suivent le petit « cortège » qui s'est formé autour de Jean Germain et de M.Valls. Après une courte interview, le ministre remontra la Rue Nationale. C'était la star, il en a fait oublié Jean Germain, il en a fait oublié les députés, et tous les autres autour. Il dit bonjour, serre des mains, sourit aux passants, tout ça a des allures de campagne électorale. On entend des « Oh mais c'est Manuel Valls, regarde ! », ou encore «-C'est qui ? -Je crois que c'est le premier ministre, viens, il faut faire une photo ». La ville de Tours est en émoi, c'est pas souvent qu'on a tout ce petit monde ici. Il repartira en tram (après que les membres de sa sécurité aient vidé à peu près la moitié d'une rame), c'est tout un symbole.

Voilà, les portes du tram se ferment, tout comme la parenthèse politique.

     Place aux animations (un exemple ici), à la fête, pour inaugurer ce Tramway comme il se doit : en essayant de rassembler un maximum de tourangeaux autour d'un même évènement. Et je crois que cela a été réussi, au vu du nombre de personnes présentes à Tours en ce fameux 31 août 2013, jour historique.

 

 

 

« Plus que jamais, nous pouvons être fiers d'être tourangeaux »

(F.Thomas, président du conseil général d'Indre et Loire)

 

 

 

PS : Un grand merci à Nouhedy et Emmanuel Czubowski, sans qui je n'aurais pas pu vivre cette belle expérience et partager avec les lecteurs de RadioLondres l'inauguration du Tram de Tours, ainsi qu'à Laurence Gratacap, qui m'a délivré de ses mains mon tout premier petit pass presse !

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 01:48

 

Un groupe de brillants illusionnistes – « Les Quatre Cavaliers » – réussissent en temps réel deux tours spectaculaires de magie : en braquant une banque située sur un autre continent et en distribuant auprès du public la fortune d’un banquier véreux. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont alors chargés de les interpeller, tandis que les quatre experts en magie menacent de récidiver avec un tour encore plus grandiose.

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Les critiques de presse sur ce film me font de la peine. Mais qui sont ces journalistes qui s'inscrivent plus en donneurs de leçons qu'en critiques ?

Moira MacDonald, du Seattle Times, dit d'Insaisissables que c'est un « film qu'on regarde en regrettant de ne pas avoir été en voir un autre ». C'est une critique très dure, déjà, mais aussi qui est décrédibilisée par le fait que cette même « journaliste » a qualifié Man Of Steel de « film réalisé avec habilité auquel il manque la part d'humour » (« réalisé avec habilité », j'veux bien, mais la « part d'humour » soi-disant manquante quand on parle d'un film de Super-Héros, comme si son seul but était de faire rire. Imaginez un critique dire du film Titanic qu'il manque une scène avec un combat de robots...). Bref, les journalistes se déchaînent. Comme si ils prenaient plaisir à démonter un film. Comme si l'oeuvre qu'ils venaient de voir n'avait aucun point positif (ce qui, selon moi, est quelque chose d'impossible : chaque film nous apporte quelque chose). « La mise en scène flirte avec le mauvais goût » : j'imagine que le journaliste qui a écrit ça a déjà fait des films avec des mises en scène irréprochables. Ou encore « Leterrier est un bourrin qui préfère les poursuites en bagnole à tout le reste (récit, dialogue, acteurs) ». Ah ouais, quand même. En voilà un qui n'a pas dû aimer la trilogie Le Transporteur, et ses nombreuses courses poursuites, du même réalisateur... Une dernière trouvaille en lisant les critiques : « l'intrigue est pseudo-intelligente ». C'est tellement hautain. 

Et puis la comparaison avec le film Prestige de Christopher Nolan, qui abordait aussi le thème de la magie, est inévitable et parfois déplacée. Il y a des fois où je trouve qu'il faut savoir se détacher de ce qui a déjà été fait afin d'être plus objectif, mais surtout plus juste dans sa critique. Au contraire, une journaliste de 20 minutes encourage les internautes à aller voir Insaisissables en disant : "si vous aimez les films comme Usual Suspect, Insaisissables va vous satisfaire". Euh, elle a bien dit Usual Suspect ? Non parce que je veux bien qu'on encourage les gens à aller voir Insaisissables hein, c'est une bonne chose, mais de là à le comparer à un aussi excellent film que Usual Suspect… 

La plupart des journalistes écrivent/parlent, utilisent des tonnes de mots/phrases et de comparaisons comme si ils voulaient nous faire croire qu'ils étaient des « critiques ultra-intelligents qui connaissent tout du cinéma ». C'est usant.

 

Excusez ma très longue parenthèse sur les critiques de presse. Notons plutôt que la plupart des spectateurs, eux, ont apprécié Insaisissables.

Now You see me, devrais-je dire. C'est toujours mieux en Version Originale (VO), d'ailleurs j'aimerais, et je me demande pourquoi on ne le fait pas, que les films étrangers (ou du moins les films anglais/espagnols/allemands) soient en VO sous titrée. On n'arrête pas de nous dire que les petits français sont à la ramasse en langues vivantes, alors agissons aussi par le biais de la culture !

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Bref, revenons à nos magiciens. Parlons du film !

A la réalisation, c'est Louis Leterrier, réalisateur, entre autres, de Danny the Dog, L'incroyable Hulk, ou encore Le Transporteur (comme je le disais plus haut). Au casting de Now you see me, film franco-américain, il y a du lourd, du très très lourd. Jesse Eisenberg (Zombieland / The Social Network) est mis en avant, c'est sûrement le plus connu des « 4 cavaliers ». A ses côtés, on retrouve Woody Harrelson (Tueurs nés), Isla Fisher (Gatsby le Magnifique), et Dave Franco (21 jump Street). Les enquêteurs sont interprétés par Mark Ruffalo (Shutter Island) et la française Mélanie Laurent (Inglourious Basterds). Et en plus de ce beau petit monde, il y a Michael Caine (le rôle d'Alfred dans Batman lui colle à la peau) et le grand Morgan Freeman (je ne peux pas citer un de ses films notables, il y en a trop). Quel casting !

Les acteurs sont excellents et on sent parfaitement leur plaisir et leur aisance à se fondre dans leur rôle. Et même si la construction des personnages est sans véritable profondeur, on adhère, bien aidés par les nombreux pics d'humour. Et en plus, on a de la magie ! Les « 4 cavaliers » sont bien rodés aux tours de magie : les acteurs ont reçu un entrainement avec un magicien très connu aux Etats-Unis, pendant 4 mois. A part ça, je crois que j'ai jamais vu un film où la magie à grand spectacle avait été aussi bien filmée. Et ce même si les mouvements de caméras m'ont donné le tournis deux-trois fois (surtout le plan sur la foule au début, j'ai vraiment pas aimé). En fait, ce film est conçu comme un jeu, un tour de magie, l'équipe de Now you see me a essayé de réalisé un tour où le spectateur serait à la fois le public, et la victime de l'illusion. J'ai trouvé le scénario assez bon, finalement, ce film est un mélange de genres plutôt agréable : thriller/policier, avec une immersion dans le monde de la magie. Tout ça est bien divertissant ! J'ai personnellement pas forcément apprécié la fin, je ne veux pas vous spoiler, mais en tout cas, si j'avais été le réalisateur, j'aurais sans doute fait autrement ! On aime ou aime pas !

Le journal Le Monde indique que Louis Leterrier, spécialisé dans les films d'action commerciaux, a des progrès à faire dans la mise en scène, car celle ci est « loin d'être aussi habile que celle dont sont crédités ses magiciens. ». C'est vrai, on ne peut pas trop le nier. Ce qui m'a dérangé dans ce film, c'est aussi une musique presque trop présente. Mais bon, le montage est réussi, rythmé, il permet au spectateur de ne pas s'ennuyer devant le grand écran et rend l'histoire fluide. Now you see me est un film original, qui sort des sentiers battus et rebattus. 

Divertissant, et qui ne se prend pas trop au sérieux, je pense que c'est un film à voir !

 

 

 

(Véritable succès au box office mondial, avec plus de 255 millions de dollars de recettes, il devrait normalement y avoir une suite. A suivre, donc...)

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:14

 

(Synopsis) : Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

 

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« Peut-être qu'un jour ils s'intéresseront à Wolverine, ils ne feront pas seulement une histoire avec Wolverine" : Et Bim ! La critique d'ufan des X-Men déçu par The Wolverine est dure, mais tellement juste.

Pourtant, encore une fois, on a une scène de début prenante, et même si on se demande ce qu'on fait au Japon et plus particulièrement à Nagasaki, cette séquence nous laisse présager un bon film. Celui-ci est en 3D, c'est pas très utile, surtout lors des scènes de dialogue, qui, elles, ne sont pas écrites par un génie tel que Tarantino, et ça s'sent. C'est plat.Il nous arrive de regarder l'heure pendant le film. En fait, on attendait l'étincelle qui nous aurait fait  dire « c'est une p*tain d'oeuvre d'art ! ». Cette étincelle ne viendra pas, on a encore l'impression que c'est une quelconque réalisation pour rapporter de l'argent. Aujourd'hui, le but, c'est de plaire au plus grand nombre de personnes. Encore et toujours. Et c'est chiant. On ne peut pas plaire à tout le monde. Et quand on fait ce pari, on est sûr que ça va pas marcher. Je crois d'ailleurs que Man of Steel et The Wolverine sont deux très bons exemples. Preuve inébranlable que la production de ce dernier a voulu plaire à tout le monde : le film sorti au cinéma est censuré ! On n'va pas au ciné pour voir une version censurée bon sang (excusez le jeu de mots) ! Surtout un Wolverine, connu pour être un personnage tout de même assez brutal, avec une certaine nature bestiale. « Il y aura du sang, ne vous inquiètez pas », a déclaré le réalisateur James Mangold à ses fans. Oui, mais uniquement dans la version Blu-ray du film. Foutage de gueule.


wolverine afficheestampeOn retrouve quelques codes du cinéma japonais, mais ça tourne bien vite aux clichés (ninjas, katanas, kimono, etc.). The Wolverine est rempli d'incohérence ou d'irréalisme, genre Logan qui perd ses pouvoirs mais qui arrive tout de même à courir -en boîtant un peu- après un tir de fusil à pompe : la classe. En fait, ce film est une tentative d'introspection dans la psychologie du personnage de Wolverine, mais les questions existentielles sont effleurées, brièvement suggérées, pas de quoi mûrir en nous une grande réflexion. On essaie de donner de l'âme à ce film, sans grand succès. Quand pourra-t-on voir le côté sauvage de Wolverine au cinéma ? Ne serait-ce pas mieux que de le voir embrasser une japonaise qu'il ne connaît -presque- pas ? (Surtout que tout au long du film, il rêve de se retrouver avec Jean, sa bien-aimée tuée par ses griffes "malgré lui"...). Certaines scènes reviennent inlassablement : par exemple, Logan qui se fait trancher le visage, se retourne en mode « énervé », et on voit la blessure se refermer à l'écran.

Je n'aborderai pas la fin et le combat Wolverine Vs un robot assez ridicule.


Deux points positifs tout de même ? (oui, il y en a, j'vous jure)

La mise en scène. Bravo J.Mangold sur ce point. La scène du train par exemple, que l'on aperçoit d'ailleurs dans la bande-annonce, est fantastique, et même si Logan est censé être blessé à ce moment, esthétiquement, c'est beau, rien à dire.

Et puis Hugh Jackman, dans le rôle de Wolverine (pour la 6ème fois je crois) est le second gros point positif de ce film. Il tient son rôle, on sent qu'il s'est investi à fond pour être à la hauteur du personnage de Wolverine. « Le but n'était pas d'avoir l'air d'être juste quelqu'un qui faisait de la gonflette, il fallait que la rage intérieure puisse se voir sur mon corps, il fallait voir les veines, je voulais sembler animal", disait l'acteur. C'est fou comme on peut réussir à transformer son corps pour le faire ressembler un maximum à celui d'un personnage de Comics, bravo Hugh Jackman et son préparateur physique !

 

 

 


A part ça, si vous avez le courage d'aller au ciné pour voir The Wolverine, restez après le générique.

Sinon, attentez un peu et regardez la version non censurée (et son prologue après générique), ça vaudra sûrement carrément plus le coup !  

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 00:00

 

     C'était le 12 juillet 2013, en fin d'après-midi : Il y avait quelques kilomètres de bouchons avant d'arriver au Festival Terres du Son, à Monts, près de Tours (37). A peu près une heure dans les embouteillages, et nous arrivons enfin sur le parking ! Je dis au revoir à la très gentille personne qui m'avait pris en stop, et file chercher ma place ! 

 

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     Toujours une énorme file d'attente à l'entrée du festival. Ce soir, il y a, entre autres, Deluxe, IAM, Wax Taylor et Kavinsky à la programmation. Les gens ne se poussent pas, ils savent qu'ils vont bien entrer à un moment donné, la bonne ambiance règne, et ça ne fait que commencer ! La place prise, on se dépeche pour voir Deluxe : ce groupe met l'ambiance et fait danser les festivaliers ! Et puis tout le monde se dirige vers la scène "principale" : IAM va bientôt arriver, on veut forcément une place la plus proche possible de la scène. Au passage, on croise quelques connaissances, et puis on part s'entasser comme des sardines en attendant le groupe de rap marseillais. Pilier et vétéran du rap dans les années 1990, plus de 20 ans après, IAM est toujours là. Et en forme en plus : les marseillais n'ont rien perdu de leur fougue et de leur son... Force tranquille, esprit bon enfant, son percutant : une recette qui séduit deux générations !

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(la foule de Terres du Son en folie devant IAM)

     Après les au revoir d'IAM aux nombreuses mains levées, il est temps de sortir de la foule, de s'asseoir, on parle un peu d'IAM, de rap, et on se dit qu'on a faim et soif, on se lève, on va chercher la boisson des festivaliers : de la bière ! Encore de l'attente, ça nous énerve, mais d'un côté, on sait très bien que les bénévoles font ce qu'ils peuvent pour servir les gens au plus vite, et au mieux. Une fois "bien" restaurés, on va voir Wax Tailor et son fameux "Say Yes".

     Quoi, Kavinsky c'est dans dix minutes ? Déjà ? Le temps passe trop vite. On retourne à la scène principale : l'artiste installe son matériel, ça va pas tarder. Quelques instants plus tard, c'est parti. Il balance son son, fait vibrer la foule. Les basses suivaient à peine la musique et passaient leur temps à saturer. Et puis, après une brève rupture de liaison entre la platine et le son, Kavisnky nous sort enfin « Nightcall ». J'attendais que ça. "Nightcall", c'est la musique de Drive, film de N.Refn, et déjà derrière un écran, je la trouvais géniale, mais en live : wouah ! Kavinsky nous laisse un peu sur notre fin en coupant la musique d'un coup et en se dirigeant vers la sortie assez vite. C'est pas grave, j'vais m'en remettre.

     Terres du Son a illuminé ma journée, c'est un rassemblement absolument génial. Les gens sourient, sont heureux d'être ici, la programmation est bonne, on a parfois des révélations musicales fantastiques, et en plus, cette année, on avait un temps super ! Vieux, jeunes, gros, minces, petits, grands, hommes, femmes, cadres, ouvriers, proviseur de lycée (oui oui!), musulmans, cinéastes, étudiants, athés, chauves, journalistes, chrétiens, musiciens, etc. : c'est pour tout le monde. Tout le monde peut vibrer en écoutant un groupe, tout le monde peut lever ses mains, sauter, crier, chanter. On découvre, on rencontre. Bref, c'est cool. 

     Terres du Son, c'est un festival de trois jours. Avec une programmation qui varie énormément : on a du IAM, du Kavinsky, du Wax Tailor, mais les autres jours, il y avait aussi : 
les Cowboys Fringants, Hyphen HyphenBreakbot, Puggy  ou encore Asaf AvidanOxmo PuccinoChill Bump, etc. 


A l'année prochaine Terres du Son ! 

 

 

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PS : j'espère vous avoir donné envie de vous y rendre ! 


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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:18

 

     C'est l'année du 75ème anniversaire de Superman, ce fameux héros aux très nombreux pouvoirs ! Et aujourd'hui, on parle du « reboot » (version remaniée de films déjà sortis) de Zack Snyder, réalisateur de 300 et de Watchmen.

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     Après 25 minutes de pub (oui, j'ai chronométré), Man Of Steel, le film tant attendu (c'est le cas de le dire), commence enfin ! La véritable question est : ce film sera-il à la hauteur du buzz qu'il crée ?

 

    Man Of Steel est un film qui prend le temps de se construire. En effet, Zack Snyder et son équipe ont fait un pari risqué pour ce « reboot » de Superman : aborder en 143 minutes le destin de Krypton, l’avenir de la Terre, l’enfance d’un héros, son parcours initiatique et son combat contre Zod... Ca fait beaucoup, non ? Le découpage en flash-back est plutôt une bonne solution, ça nous évite d'avoir le début de la vie de Superman d'un seul coup, ça allège un peu ce lourd programme qu'a essayé de tenir la production. La 3D est discutable, comme d'habitude, on peut dire que c'est « pour le fric », d'ailleurs, je suis souvent contre la 3D. Mais là, il faut reconnaître qu'elle apporte au film, surtout pour les scènes de combat (qui seront bien malheureusement longues, répétitives, ennuyeuses, j'y reviendrai bientôt), et les scènes aériennes.


     On sent le désir de rupture évident de Z.Snyder : le fameux slip rouge que porte le héros dans les comics est notamment absent du costume du nouveau Superman. Et même si la production s'est suffisamment expliquée sur la question, on peut comprendre que les fans absolus soient déçus. « Pourquoi pas enlever le « S » sur son torse ou la cape pendant qu'on y est ? », s'énervait un spectateur/fan (très déçu par ce qu'il venait de voir) avec qui j'ai pu discuter à la fin de la séance. Je le comprends, ce film n'est pas à la hauteur de son buzz. Je vous envoie ici : ce blogueur pointe, souvent avec ironie et cynisme, les différentes -et bien nombreuses- incohérences présentes dans Man Of Steel.

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     Et puis c'est long. La première heure est, selon moi, agréable, et laisse entrevoir un bon film. Pourtant, après, on a de l'action, de l'action, et encore de l'action. Certains diront que les films de Super Héros servent à ça. Je ne pense pas ainsi. Trop d'action tue l'action. Si Zack Snyder avait fait le pari de détruire un maximum d'objets (tout y passe : bâtiments, voitures, avions, etc.) en 143 minutes, je vous assure qu'il l'aurait gagné. Les combats étaient presque une caricature : Superman frappait, envoyait son adversaire 40 mètres plus loin, celui ci détruisait bien sûr pleins de trucs sur son passage, se relevait, frappait Superman, l'envoyait 40 mètres plus loin, et ainsi de suite. On les sent, les millions. Plus de 220 millions de budget : tout pour fasciner, pour en mettre pleins les yeux, au prix de la cohérence, et de la proximité avec le spectateur (malgré des acteurs assez bons).

 

     Bref, Man Of Steel est un film ambitieux, qui marque une véritable rupture avec les autres films « Superman ». Mais on sort de la salle avec un énorme sentiment d'inachevé, mêlé à une fine déception.

     Après tout, peut-être nous attendions-nous à un « trop bon » film ?  

 

 

 

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