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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 23:07

     Sorti dans nos salles le 25 décembre 2013, Le Loup de Wall Street est un film qui s’inspire du roman éponyme écrit par Jordan Belfort, connu pour être «le plus grand escroc qu’ait connu Wall Street» (avant Bernard Madoff). Quand le livre est paru en 2005, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont tous deux tenté d’en acheter les droits d’adaptation. Jordan Belfort n’a pas hésité très longtemps après avoir appris que Martin Scorsese réaliserait le film si son acteur fétiche -Di Caprio, donc- en obtenait les droits. Après Taxi Driver, Les Affranchis, Gangs of New York, Les Infiltrés, ou encore Shutter Island, et à l’âge de 71 ans, Scorsese réalise Le Loup de Wall Street. Et tout le monde est d’accord pour dire que son cinéma s’est quelque peu dévergondé !

Affiche-du-film-LE-LOUP-DE-WALL-STREET.jpg

     Le Loup de Wall Street raconte l’histoire de l’ascension fulgurante de Jordan Belfort, un gamin avide de pouvoir, dans le monde de la bourse. Ce film est une satire libertaire de Wall Street et de ses dérives. L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations sont là, à portée de main, et les autorités n’ont aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie est devenue complètement inutile. Trop n’est jamais assez...


Ce film a créé une vive polémique aux Etats-Unis...


     «Je voulais donner une impression d'obscénité», a déclaré le réalisateur américain.

Et outre le fait que le mot «fuck» soit prononcé plus de 500 fois au cours du film, beaucoup ont été choqué par cette obscénité pratiquement omniprésente dans Le Loup de Wall Street. Certains ont même été jusqu’à crier «Honte à vous!» à Scorsese durant la projection du film à l’Académie des Oscars. D’autres lynchent le film sur internet : «c’est trois heures de torture», balance une actrice hollywoodienne sur Twitter.

Scorsese et Di Caprio répondent qu’il est «normal d’avoir de la répulsion», et qu’il doit y en avoir, non pas contre le film, mais contre la société. Selon eux, ce film apporte «un autre regard sur l'Amérique, un autre regard sur ce que nous sommes», nous, êtres humains, qui voulons toujours plus !

 

Scorsese s’est «fait plaisir» en réalisant ce film,  la critique est partagée

 

     D’un côté, il y a les amoureux de Scorsese et ceux qui saluent sa «prise de liberté», de l’autre, ceux qui trouvent, comme le journal La Croix, que ce film est trop «outrancier».

     «Martin Scorsese signe un film abouti, complètement fou mais très maîtrisé.», indique le blog La Dernière Séance. Pour Le Nouvel Obs’, c’est un «vrai plaisir que de voir Scorsese commettre, à 71 ans, une satire aussi sexuelle et mal élevée. ». «Scorsese s’amuse, jubile», note Les Inrocks, louant aussi la qualité des dialogues et des comédiens de ce film, lui-même jugé «délicieusement impur et culotté».

     Parmi les avis négatifs, quand La Croix trouve que Le Loup de Wall Street «mène droit à l’ennui», Le Blog du Cinéma, lui, voit ce film sans réel intérêt, «long et épuisant». Pour ce blog, «cest une œuvre racoleuse et cynique, à la limite de la misogynie, de l’homophobie et de l’apologie de la défonce».

Le-Loup-de-Wall-Street-640x288.jpg

 

Un casting génial, porté par un splendide Di Caprio

 

La totalité des critiques encense la performance de Leonardo Di Caprio, le chouchou de Scorsese. Mais on oublie bien souvent les autres acteurs. On oublie Jonah Hill, on oublie Margot Robbie, on oublie Jean Dujardin et compagnie. On les oublie parce que Di Caprio est bien trop brillant.

«Il sait tout faire», constate Les Inrocks, «Il est au sommet de son art», déclare Le Blog du Cinéma. On a comme l’impression qu’il l’est depuis 20 ans déjà, au sommet de son art.

Et c’est la classe. La grande classe. 

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Published by mediapprenti (S.G) - dans Cinéma
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