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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:35

 

     Asghar Farhadi, réalisateur iranien, revient sur le devant de la scène avec son film Le Passé, sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes. Après Une séparation, oeuvre qui avait raflé le César et l'Oscar du meilleur film étranger (et biens d'autres prix encore) au cours de l'année 2012, le réalisateur a décidé de nous replonger dans l'histoire d'une famille déchirée. 
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Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie, adolescente qui a apparemment du mal à accepter le nouvel amant de sa mère. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé...


     C'est long. 2h10. C'est long. Il y a des films que je pourrais regarder deux ou trois fois, en deux jours, et en version longue, sans soupirer. Mais 25 minutes du film Le Passé ont suffi à me donner envie de sortir de la salle. Je serais sorti, si je n'avais pas une âme de cinéaste, au plus profond de moi-même, et puis, ma curiosité légendaire pour savoir comment allait se terminer cette longue et lente oeuvre m'ont finalement décidé à rester confortablement assis dans les sièges du cinéma Studio. Il faut tout de même l'avouer, ce film a aussi du bon. Le casting est selon moi sa plus grande qualité. Bérénice Béjo, déjà excellente dans OSS 117 et dans The Artist, nous montre qu'elle est une actrice talentueuse et à la hauteur. Les acteurs -adultes comme enfants- sont justes et bons, et permettent au spectateur de rester dans la salle, éveillé. L'autre qualité de ce film est les questions profondes qu'il pose, par rapport à de nombreux sujets de société, tels que l'amour, la vie de famille, le divorce, le mensonge, l'euthanasie, le coma, etc. On comprend bien, lorsqu'on réfléchit sur la lenteur du film, que le réalisateur a voulu qu'on s'attache à ses personnages. On le comprend, on le comprend, mais quand même ! Il y a dans ce film un cruel manque de dynamisme, les discussions, malgré le bon jeu des acteurs, sont sans cesse en champ-contre-champ. C'est usant. Et on s'ennuie. On est forcé de reconnaître que c'est beau. Oui, c'est une belle oeuvre, mais franchement, c'est long. 

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Published by mediapprenti (S.G) - dans Cinéma
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