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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:29

 

À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

 

Only-God-Forgives-604x400.jpg
     5 personnes sont sorties de la salle au cours de la projection. Ça fait beaucoup sur une trentaine de spectateurs quand même ! Oui, le film est long, lent, et on ressent presque (j'ai bien écrit "presque") rien, si ce n'est de l'ennui, en le voyant. Il y a aussi, dans ce film de Nicolas Winding Refn, un véritable déferlement de violence, il est possible que cela ait gêné certaines âmes puritaines. Mais à quoi bon aller voir un film de Refn si on déteste la violence ? 

     Personnellement, je trouve que la violence ne dérange pas. Bien au contraire, c'est la violence, et le suspense que celle-ci engendre, qui retiennent le spectateur bien collé au fond de son siège. Et puis c'est tout de même superbement bien fait. Le sang, les coups, la musique, les acteurs, le rythme, tout cela rend la violence d'Only God Forgives presque jouissive. "Il n'y a PAS de scénario", disait quelqu'un en sortant de la salle à la fin du film (c'était l'un des survivants) : j'admets que l'histoire est mal amenée, que rien est fait pour qu'on s'attache aux personnages, qu'on ne comprend absolument pas où on va arriver, ni d'où on part d'ailleurs.

     Mais nous sommes absolument tous forcés de reconnaître que tous les plans sont très travaillés, comme si chaque seconde, chaque image, valait le coup d'être vue. Même si on trouve le film brut par la violence, il est aussi fin par la technique et la précision des plans. La violence est en fait l'objet d'esthétisme de ce film, l'art se trouve ici, bien aidé par une photographie magnifique et un intelligent dispositif de mise en scène. 
     Après Drive, film dont la critique a été dans l'ensemble positive, Refn revient avec Only God Forgives, sans le but d'assurer après son énorme succès et de vendre un maximum de DVD, car selon lui, "la sécurité est l'ennemi de la créativité". Là, il y en a de la créativité.

 

     On peut trouver ce film mauvais, mais l'atmosphère est unique, au même titre que le travail de style réalisé. Only God Forgives, sélectionné au Festival de Cannes, est une sympathique expérience artistique, qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Après tout, l'art, c'est subjectif, non ? 

 

 

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Published by mediapprenti (S.G) - dans Cinéma
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