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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 23:07

     Sorti dans nos salles le 25 décembre 2013, Le Loup de Wall Street est un film qui s’inspire du roman éponyme écrit par Jordan Belfort, connu pour être «le plus grand escroc qu’ait connu Wall Street» (avant Bernard Madoff). Quand le livre est paru en 2005, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont tous deux tenté d’en acheter les droits d’adaptation. Jordan Belfort n’a pas hésité très longtemps après avoir appris que Martin Scorsese réaliserait le film si son acteur fétiche -Di Caprio, donc- en obtenait les droits. Après Taxi Driver, Les Affranchis, Gangs of New York, Les Infiltrés, ou encore Shutter Island, et à l’âge de 71 ans, Scorsese réalise Le Loup de Wall Street. Et tout le monde est d’accord pour dire que son cinéma s’est quelque peu dévergondé !

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     Le Loup de Wall Street raconte l’histoire de l’ascension fulgurante de Jordan Belfort, un gamin avide de pouvoir, dans le monde de la bourse. Ce film est une satire libertaire de Wall Street et de ses dérives. L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations sont là, à portée de main, et les autorités n’ont aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie est devenue complètement inutile. Trop n’est jamais assez...


Ce film a créé une vive polémique aux Etats-Unis...


     «Je voulais donner une impression d'obscénité», a déclaré le réalisateur américain.

Et outre le fait que le mot «fuck» soit prononcé plus de 500 fois au cours du film, beaucoup ont été choqué par cette obscénité pratiquement omniprésente dans Le Loup de Wall Street. Certains ont même été jusqu’à crier «Honte à vous!» à Scorsese durant la projection du film à l’Académie des Oscars. D’autres lynchent le film sur internet : «c’est trois heures de torture», balance une actrice hollywoodienne sur Twitter.

Scorsese et Di Caprio répondent qu’il est «normal d’avoir de la répulsion», et qu’il doit y en avoir, non pas contre le film, mais contre la société. Selon eux, ce film apporte «un autre regard sur l'Amérique, un autre regard sur ce que nous sommes», nous, êtres humains, qui voulons toujours plus !

 

Scorsese s’est «fait plaisir» en réalisant ce film,  la critique est partagée

 

     D’un côté, il y a les amoureux de Scorsese et ceux qui saluent sa «prise de liberté», de l’autre, ceux qui trouvent, comme le journal La Croix, que ce film est trop «outrancier».

     «Martin Scorsese signe un film abouti, complètement fou mais très maîtrisé.», indique le blog La Dernière Séance. Pour Le Nouvel Obs’, c’est un «vrai plaisir que de voir Scorsese commettre, à 71 ans, une satire aussi sexuelle et mal élevée. ». «Scorsese s’amuse, jubile», note Les Inrocks, louant aussi la qualité des dialogues et des comédiens de ce film, lui-même jugé «délicieusement impur et culotté».

     Parmi les avis négatifs, quand La Croix trouve que Le Loup de Wall Street «mène droit à l’ennui», Le Blog du Cinéma, lui, voit ce film sans réel intérêt, «long et épuisant». Pour ce blog, «cest une œuvre racoleuse et cynique, à la limite de la misogynie, de l’homophobie et de l’apologie de la défonce».

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Un casting génial, porté par un splendide Di Caprio

 

La totalité des critiques encense la performance de Leonardo Di Caprio, le chouchou de Scorsese. Mais on oublie bien souvent les autres acteurs. On oublie Jonah Hill, on oublie Margot Robbie, on oublie Jean Dujardin et compagnie. On les oublie parce que Di Caprio est bien trop brillant.

«Il sait tout faire», constate Les Inrocks, «Il est au sommet de son art», déclare Le Blog du Cinéma. On a comme l’impression qu’il l’est depuis 20 ans déjà, au sommet de son art.

Et c’est la classe. La grande classe. 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 00:20

C'était "Soirée courts métrages" aux Cinémas Studio, à Tours, en ce vendredi 11 octobre 2013. 

Bien sympathique cette soirée : du cinéma par de jeunes réalisateurs, avec souvent un budget très limité, mais avec de l'envie, de l'énergie. Une énergie nouvelle, qui fait du bien au 7ème art. On aime ou on aime pas, c'est toujours pareil, on ne peut toutefois pas s'empêcher de louer l'originalité présente dans ces films, très différents les uns des autres, tant dans leur genre, que dans les façons de filmer et de monter. 

Bref, arrive le dernier film, La Passagère, d'Amaury Brumauld, qui signe d'ailleurs là son premier film de fiction. C'est beau, vraiment. Un sentiment agréable nous envahit quand on regarde ce film, au scénario construit en partie avec ce qu'on a l'habitude de voir sur les écrans : de la mise en scène et des acteurs ; mais aussi avec des dessins (faits par le réalisateur lui-même) venant ajouter un brin (et quel brin!) d'originalité à l'oeuvre, et ça fait du bien : c'est beau ! 

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Le film terminé, les applaudissements retentissent. Les animateurs de la soirée descendent les marches de la salle de projection, accompagnés du réalisateur. On est encore dans l'euphorie plaisante du bon film que nous venions de voir. Le réalisateur prend le micro. Il met quelques secondes à commencer à prendre la parole, comme si il réflechissait à ses premiers mots. On sent qu'il va nous dire quelque chose. Il se ravise, reprend son souffle, s'humidifie les lèvres. Et dit une phrase qui, je crois, restera à jamais gravée dans ma mémoire : "Daniel Duval est décédé hier." Malaise dans la salle. Daniel Duval, c'était l'acteur principal du film d'Amaury Brumauld. Daniel Duval, c'est l'acteur que nous avions tous envie de remercier pour l'excellente performance qu'il a signé dans La Passagère. Daniel Duval, c'est un grand acteur français, connu pour avoir joué divers rôles, notamment dans des films de cinéma d'auteurs (Le temps du loup et Caché, de Michael Haneke, ou encore Le temps qui reste, de François Ozon, pour les plus connus). Il a aussi joué dans 36 Quai des Orfèvres. Enfin bref, je ne vais pas vous faire une liste de tous ses rôles, elle est facilement trouvable. Outre ses rôles en tant qu'acteur, il s'est aussi essayé à la réalisation et à l'écriture de scénarii. Son nom interpelle sûrement moins que celui de Gérard Jugnot (désolé, j'ai trouvé que cet exemple), mais sa tête est bien connue dans le cinéma français. 

C'était un excellent acteur, auquel Amaury Brumauld, a rendu un brillant, et émouvant hommage. 

 


"C'était un grand du cinéma français." (Amaury Brumauld, à propos de Daniel Duval)

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 01:48

 

Un groupe de brillants illusionnistes – « Les Quatre Cavaliers » – réussissent en temps réel deux tours spectaculaires de magie : en braquant une banque située sur un autre continent et en distribuant auprès du public la fortune d’un banquier véreux. Deux agents spéciaux du FBI et d’Interpol sont alors chargés de les interpeller, tandis que les quatre experts en magie menacent de récidiver avec un tour encore plus grandiose.

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Les critiques de presse sur ce film me font de la peine. Mais qui sont ces journalistes qui s'inscrivent plus en donneurs de leçons qu'en critiques ?

Moira MacDonald, du Seattle Times, dit d'Insaisissables que c'est un « film qu'on regarde en regrettant de ne pas avoir été en voir un autre ». C'est une critique très dure, déjà, mais aussi qui est décrédibilisée par le fait que cette même « journaliste » a qualifié Man Of Steel de « film réalisé avec habilité auquel il manque la part d'humour » (« réalisé avec habilité », j'veux bien, mais la « part d'humour » soi-disant manquante quand on parle d'un film de Super-Héros, comme si son seul but était de faire rire. Imaginez un critique dire du film Titanic qu'il manque une scène avec un combat de robots...). Bref, les journalistes se déchaînent. Comme si ils prenaient plaisir à démonter un film. Comme si l'oeuvre qu'ils venaient de voir n'avait aucun point positif (ce qui, selon moi, est quelque chose d'impossible : chaque film nous apporte quelque chose). « La mise en scène flirte avec le mauvais goût » : j'imagine que le journaliste qui a écrit ça a déjà fait des films avec des mises en scène irréprochables. Ou encore « Leterrier est un bourrin qui préfère les poursuites en bagnole à tout le reste (récit, dialogue, acteurs) ». Ah ouais, quand même. En voilà un qui n'a pas dû aimer la trilogie Le Transporteur, et ses nombreuses courses poursuites, du même réalisateur... Une dernière trouvaille en lisant les critiques : « l'intrigue est pseudo-intelligente ». C'est tellement hautain. 

Et puis la comparaison avec le film Prestige de Christopher Nolan, qui abordait aussi le thème de la magie, est inévitable et parfois déplacée. Il y a des fois où je trouve qu'il faut savoir se détacher de ce qui a déjà été fait afin d'être plus objectif, mais surtout plus juste dans sa critique. Au contraire, une journaliste de 20 minutes encourage les internautes à aller voir Insaisissables en disant : "si vous aimez les films comme Usual Suspect, Insaisissables va vous satisfaire". Euh, elle a bien dit Usual Suspect ? Non parce que je veux bien qu'on encourage les gens à aller voir Insaisissables hein, c'est une bonne chose, mais de là à le comparer à un aussi excellent film que Usual Suspect… 

La plupart des journalistes écrivent/parlent, utilisent des tonnes de mots/phrases et de comparaisons comme si ils voulaient nous faire croire qu'ils étaient des « critiques ultra-intelligents qui connaissent tout du cinéma ». C'est usant.

 

Excusez ma très longue parenthèse sur les critiques de presse. Notons plutôt que la plupart des spectateurs, eux, ont apprécié Insaisissables.

Now You see me, devrais-je dire. C'est toujours mieux en Version Originale (VO), d'ailleurs j'aimerais, et je me demande pourquoi on ne le fait pas, que les films étrangers (ou du moins les films anglais/espagnols/allemands) soient en VO sous titrée. On n'arrête pas de nous dire que les petits français sont à la ramasse en langues vivantes, alors agissons aussi par le biais de la culture !

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Bref, revenons à nos magiciens. Parlons du film !

A la réalisation, c'est Louis Leterrier, réalisateur, entre autres, de Danny the Dog, L'incroyable Hulk, ou encore Le Transporteur (comme je le disais plus haut). Au casting de Now you see me, film franco-américain, il y a du lourd, du très très lourd. Jesse Eisenberg (Zombieland / The Social Network) est mis en avant, c'est sûrement le plus connu des « 4 cavaliers ». A ses côtés, on retrouve Woody Harrelson (Tueurs nés), Isla Fisher (Gatsby le Magnifique), et Dave Franco (21 jump Street). Les enquêteurs sont interprétés par Mark Ruffalo (Shutter Island) et la française Mélanie Laurent (Inglourious Basterds). Et en plus de ce beau petit monde, il y a Michael Caine (le rôle d'Alfred dans Batman lui colle à la peau) et le grand Morgan Freeman (je ne peux pas citer un de ses films notables, il y en a trop). Quel casting !

Les acteurs sont excellents et on sent parfaitement leur plaisir et leur aisance à se fondre dans leur rôle. Et même si la construction des personnages est sans véritable profondeur, on adhère, bien aidés par les nombreux pics d'humour. Et en plus, on a de la magie ! Les « 4 cavaliers » sont bien rodés aux tours de magie : les acteurs ont reçu un entrainement avec un magicien très connu aux Etats-Unis, pendant 4 mois. A part ça, je crois que j'ai jamais vu un film où la magie à grand spectacle avait été aussi bien filmée. Et ce même si les mouvements de caméras m'ont donné le tournis deux-trois fois (surtout le plan sur la foule au début, j'ai vraiment pas aimé). En fait, ce film est conçu comme un jeu, un tour de magie, l'équipe de Now you see me a essayé de réalisé un tour où le spectateur serait à la fois le public, et la victime de l'illusion. J'ai trouvé le scénario assez bon, finalement, ce film est un mélange de genres plutôt agréable : thriller/policier, avec une immersion dans le monde de la magie. Tout ça est bien divertissant ! J'ai personnellement pas forcément apprécié la fin, je ne veux pas vous spoiler, mais en tout cas, si j'avais été le réalisateur, j'aurais sans doute fait autrement ! On aime ou aime pas !

Le journal Le Monde indique que Louis Leterrier, spécialisé dans les films d'action commerciaux, a des progrès à faire dans la mise en scène, car celle ci est « loin d'être aussi habile que celle dont sont crédités ses magiciens. ». C'est vrai, on ne peut pas trop le nier. Ce qui m'a dérangé dans ce film, c'est aussi une musique presque trop présente. Mais bon, le montage est réussi, rythmé, il permet au spectateur de ne pas s'ennuyer devant le grand écran et rend l'histoire fluide. Now you see me est un film original, qui sort des sentiers battus et rebattus. 

Divertissant, et qui ne se prend pas trop au sérieux, je pense que c'est un film à voir !

 

 

 

(Véritable succès au box office mondial, avec plus de 255 millions de dollars de recettes, il devrait normalement y avoir une suite. A suivre, donc...)

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:14

 

(Synopsis) : Wolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité.

 

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« Peut-être qu'un jour ils s'intéresseront à Wolverine, ils ne feront pas seulement une histoire avec Wolverine" : Et Bim ! La critique d'ufan des X-Men déçu par The Wolverine est dure, mais tellement juste.

Pourtant, encore une fois, on a une scène de début prenante, et même si on se demande ce qu'on fait au Japon et plus particulièrement à Nagasaki, cette séquence nous laisse présager un bon film. Celui-ci est en 3D, c'est pas très utile, surtout lors des scènes de dialogue, qui, elles, ne sont pas écrites par un génie tel que Tarantino, et ça s'sent. C'est plat.Il nous arrive de regarder l'heure pendant le film. En fait, on attendait l'étincelle qui nous aurait fait  dire « c'est une p*tain d'oeuvre d'art ! ». Cette étincelle ne viendra pas, on a encore l'impression que c'est une quelconque réalisation pour rapporter de l'argent. Aujourd'hui, le but, c'est de plaire au plus grand nombre de personnes. Encore et toujours. Et c'est chiant. On ne peut pas plaire à tout le monde. Et quand on fait ce pari, on est sûr que ça va pas marcher. Je crois d'ailleurs que Man of Steel et The Wolverine sont deux très bons exemples. Preuve inébranlable que la production de ce dernier a voulu plaire à tout le monde : le film sorti au cinéma est censuré ! On n'va pas au ciné pour voir une version censurée bon sang (excusez le jeu de mots) ! Surtout un Wolverine, connu pour être un personnage tout de même assez brutal, avec une certaine nature bestiale. « Il y aura du sang, ne vous inquiètez pas », a déclaré le réalisateur James Mangold à ses fans. Oui, mais uniquement dans la version Blu-ray du film. Foutage de gueule.


wolverine afficheestampeOn retrouve quelques codes du cinéma japonais, mais ça tourne bien vite aux clichés (ninjas, katanas, kimono, etc.). The Wolverine est rempli d'incohérence ou d'irréalisme, genre Logan qui perd ses pouvoirs mais qui arrive tout de même à courir -en boîtant un peu- après un tir de fusil à pompe : la classe. En fait, ce film est une tentative d'introspection dans la psychologie du personnage de Wolverine, mais les questions existentielles sont effleurées, brièvement suggérées, pas de quoi mûrir en nous une grande réflexion. On essaie de donner de l'âme à ce film, sans grand succès. Quand pourra-t-on voir le côté sauvage de Wolverine au cinéma ? Ne serait-ce pas mieux que de le voir embrasser une japonaise qu'il ne connaît -presque- pas ? (Surtout que tout au long du film, il rêve de se retrouver avec Jean, sa bien-aimée tuée par ses griffes "malgré lui"...). Certaines scènes reviennent inlassablement : par exemple, Logan qui se fait trancher le visage, se retourne en mode « énervé », et on voit la blessure se refermer à l'écran.

Je n'aborderai pas la fin et le combat Wolverine Vs un robot assez ridicule.


Deux points positifs tout de même ? (oui, il y en a, j'vous jure)

La mise en scène. Bravo J.Mangold sur ce point. La scène du train par exemple, que l'on aperçoit d'ailleurs dans la bande-annonce, est fantastique, et même si Logan est censé être blessé à ce moment, esthétiquement, c'est beau, rien à dire.

Et puis Hugh Jackman, dans le rôle de Wolverine (pour la 6ème fois je crois) est le second gros point positif de ce film. Il tient son rôle, on sent qu'il s'est investi à fond pour être à la hauteur du personnage de Wolverine. « Le but n'était pas d'avoir l'air d'être juste quelqu'un qui faisait de la gonflette, il fallait que la rage intérieure puisse se voir sur mon corps, il fallait voir les veines, je voulais sembler animal", disait l'acteur. C'est fou comme on peut réussir à transformer son corps pour le faire ressembler un maximum à celui d'un personnage de Comics, bravo Hugh Jackman et son préparateur physique !

 

 

 


A part ça, si vous avez le courage d'aller au ciné pour voir The Wolverine, restez après le générique.

Sinon, attentez un peu et regardez la version non censurée (et son prologue après générique), ça vaudra sûrement carrément plus le coup !  

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:18

 

     C'est l'année du 75ème anniversaire de Superman, ce fameux héros aux très nombreux pouvoirs ! Et aujourd'hui, on parle du « reboot » (version remaniée de films déjà sortis) de Zack Snyder, réalisateur de 300 et de Watchmen.

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     Après 25 minutes de pub (oui, j'ai chronométré), Man Of Steel, le film tant attendu (c'est le cas de le dire), commence enfin ! La véritable question est : ce film sera-il à la hauteur du buzz qu'il crée ?

 

    Man Of Steel est un film qui prend le temps de se construire. En effet, Zack Snyder et son équipe ont fait un pari risqué pour ce « reboot » de Superman : aborder en 143 minutes le destin de Krypton, l’avenir de la Terre, l’enfance d’un héros, son parcours initiatique et son combat contre Zod... Ca fait beaucoup, non ? Le découpage en flash-back est plutôt une bonne solution, ça nous évite d'avoir le début de la vie de Superman d'un seul coup, ça allège un peu ce lourd programme qu'a essayé de tenir la production. La 3D est discutable, comme d'habitude, on peut dire que c'est « pour le fric », d'ailleurs, je suis souvent contre la 3D. Mais là, il faut reconnaître qu'elle apporte au film, surtout pour les scènes de combat (qui seront bien malheureusement longues, répétitives, ennuyeuses, j'y reviendrai bientôt), et les scènes aériennes.


     On sent le désir de rupture évident de Z.Snyder : le fameux slip rouge que porte le héros dans les comics est notamment absent du costume du nouveau Superman. Et même si la production s'est suffisamment expliquée sur la question, on peut comprendre que les fans absolus soient déçus. « Pourquoi pas enlever le « S » sur son torse ou la cape pendant qu'on y est ? », s'énervait un spectateur/fan (très déçu par ce qu'il venait de voir) avec qui j'ai pu discuter à la fin de la séance. Je le comprends, ce film n'est pas à la hauteur de son buzz. Je vous envoie ici : ce blogueur pointe, souvent avec ironie et cynisme, les différentes -et bien nombreuses- incohérences présentes dans Man Of Steel.

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     Et puis c'est long. La première heure est, selon moi, agréable, et laisse entrevoir un bon film. Pourtant, après, on a de l'action, de l'action, et encore de l'action. Certains diront que les films de Super Héros servent à ça. Je ne pense pas ainsi. Trop d'action tue l'action. Si Zack Snyder avait fait le pari de détruire un maximum d'objets (tout y passe : bâtiments, voitures, avions, etc.) en 143 minutes, je vous assure qu'il l'aurait gagné. Les combats étaient presque une caricature : Superman frappait, envoyait son adversaire 40 mètres plus loin, celui ci détruisait bien sûr pleins de trucs sur son passage, se relevait, frappait Superman, l'envoyait 40 mètres plus loin, et ainsi de suite. On les sent, les millions. Plus de 220 millions de budget : tout pour fasciner, pour en mettre pleins les yeux, au prix de la cohérence, et de la proximité avec le spectateur (malgré des acteurs assez bons).

 

     Bref, Man Of Steel est un film ambitieux, qui marque une véritable rupture avec les autres films « Superman ». Mais on sort de la salle avec un énorme sentiment d'inachevé, mêlé à une fine déception.

     Après tout, peut-être nous attendions-nous à un « trop bon » film ?  

 

 

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 17:34

 

 

Quand il a le ballon dans les pieds, Jean-Baptiste (Paul Bartel) réalise des merveilles. À 16 ans, il est le dernier à intégrer le centre de formation qui accueille les plus grands espoirs du ballon rond de l'Hexagone. Mais à cause d'une anomalie cardiaque qu'il gardera comme son secret, son futur est remis en cause. Entre les amitiés, l'attirance pour Lila (Margot Bancilhon), jeune fille passionnée de street art, la compétition, les rivalités avec ses partenaires de jeu mais surtout ce lourd secret à porter : Jean-Baptiste va batailler pour atteindre son rêve, celui de devenir footballeur professionnel.

 

 

 

 

 

Une passion, un sport, et une vie.

Les Petits Princes, premier long métrage de Vianney Lebasque, est un film lucide sur le rêve d'un jeune homme. Le réalisateur lui même a d'ailleurs été étudiant dans un centre de formation avant d'arrêter brutalement sa jeune carrière pour cause de blessure à l'âge de 16 ans. C'est sans doute ce qui différencie Les Petits Princes des autres films abordant le thème du football, pourtant très classique. C'est bien écrit, bien fait, avec intelligence, une certaine tendresse, et surtout avec un petit plus : oui, dans la vie, il n'y a pas que le foot. Vianney Lebasque le sait et le montre, il inclut l'amitié, les conflits, l'amour, la vie de famille, la santé, dans la vie de Jean-Baptiste, le jeune prodige. Les acteurs sont excellents, convaincants, ils rendent le scénario réaliste et lui donne une certaine fraicheur à laquelle on ne s'attendait absolument pas en allant voir ce film. C'est aussi filmé différemment que les autres films de football. La caméra portée fait que nous sommes pris dans le jeu, ça donne presque envie de sortir de la salle, pour aller jouer au foot. Les images, sportives ou non, sont élégantes, souvent marquées d'esthétisme, accompagnées d'un montage rythmé entre ralentis et accélération. La bande-sonore, elle, ne dérange pas le spectateur, et vient rajouter un brin de fluidité à la succession d'images. Vianney Lebasque dose avec habileté l’humour, l’émotion et le suspense. Les dialogues restituent, avec un exceptionnel réalisme, les échanges, parfois cruels mais souvent d’une verve fulgurante, qu'on peut retrouver dans le monde du football, mais aussi dans celui de la jeunesse.

 

Jusqu'où peut-on aller pour arriver à réaliser son rêve ? Que peut-on/doit-on sacrifier pour cela ? Ce film pose pleins de questions au fil et à mesure, on vibre avec Jean-Baptiste et son équipe, on vit son expérience. C'est beau, tant dans le fond que dans la forme, bravo à Vianney Lebasque pour son premier long-métrage !

 

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:29

 

À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

 

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     5 personnes sont sorties de la salle au cours de la projection. Ça fait beaucoup sur une trentaine de spectateurs quand même ! Oui, le film est long, lent, et on ressent presque (j'ai bien écrit "presque") rien, si ce n'est de l'ennui, en le voyant. Il y a aussi, dans ce film de Nicolas Winding Refn, un véritable déferlement de violence, il est possible que cela ait gêné certaines âmes puritaines. Mais à quoi bon aller voir un film de Refn si on déteste la violence ? 

     Personnellement, je trouve que la violence ne dérange pas. Bien au contraire, c'est la violence, et le suspense que celle-ci engendre, qui retiennent le spectateur bien collé au fond de son siège. Et puis c'est tout de même superbement bien fait. Le sang, les coups, la musique, les acteurs, le rythme, tout cela rend la violence d'Only God Forgives presque jouissive. "Il n'y a PAS de scénario", disait quelqu'un en sortant de la salle à la fin du film (c'était l'un des survivants) : j'admets que l'histoire est mal amenée, que rien est fait pour qu'on s'attache aux personnages, qu'on ne comprend absolument pas où on va arriver, ni d'où on part d'ailleurs.

     Mais nous sommes absolument tous forcés de reconnaître que tous les plans sont très travaillés, comme si chaque seconde, chaque image, valait le coup d'être vue. Même si on trouve le film brut par la violence, il est aussi fin par la technique et la précision des plans. La violence est en fait l'objet d'esthétisme de ce film, l'art se trouve ici, bien aidé par une photographie magnifique et un intelligent dispositif de mise en scène. 
     Après Drive, film dont la critique a été dans l'ensemble positive, Refn revient avec Only God Forgives, sans le but d'assurer après son énorme succès et de vendre un maximum de DVD, car selon lui, "la sécurité est l'ennemi de la créativité". Là, il y en a de la créativité.

 

     On peut trouver ce film mauvais, mais l'atmosphère est unique, au même titre que le travail de style réalisé. Only God Forgives, sélectionné au Festival de Cannes, est une sympathique expérience artistique, qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Après tout, l'art, c'est subjectif, non ? 

 

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:35

 

     Asghar Farhadi, réalisateur iranien, revient sur le devant de la scène avec son film Le Passé, sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes. Après Une séparation, oeuvre qui avait raflé le César et l'Oscar du meilleur film étranger (et biens d'autres prix encore) au cours de l'année 2012, le réalisateur a décidé de nous replonger dans l'histoire d'une famille déchirée. 
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Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie, adolescente qui a apparemment du mal à accepter le nouvel amant de sa mère. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé...


     C'est long. 2h10. C'est long. Il y a des films que je pourrais regarder deux ou trois fois, en deux jours, et en version longue, sans soupirer. Mais 25 minutes du film Le Passé ont suffi à me donner envie de sortir de la salle. Je serais sorti, si je n'avais pas une âme de cinéaste, au plus profond de moi-même, et puis, ma curiosité légendaire pour savoir comment allait se terminer cette longue et lente oeuvre m'ont finalement décidé à rester confortablement assis dans les sièges du cinéma Studio. Il faut tout de même l'avouer, ce film a aussi du bon. Le casting est selon moi sa plus grande qualité. Bérénice Béjo, déjà excellente dans OSS 117 et dans The Artist, nous montre qu'elle est une actrice talentueuse et à la hauteur. Les acteurs -adultes comme enfants- sont justes et bons, et permettent au spectateur de rester dans la salle, éveillé. L'autre qualité de ce film est les questions profondes qu'il pose, par rapport à de nombreux sujets de société, tels que l'amour, la vie de famille, le divorce, le mensonge, l'euthanasie, le coma, etc. On comprend bien, lorsqu'on réfléchit sur la lenteur du film, que le réalisateur a voulu qu'on s'attache à ses personnages. On le comprend, on le comprend, mais quand même ! Il y a dans ce film un cruel manque de dynamisme, les discussions, malgré le bon jeu des acteurs, sont sans cesse en champ-contre-champ. C'est usant. Et on s'ennuie. On est forcé de reconnaître que c'est beau. Oui, c'est une belle oeuvre, mais franchement, c'est long. 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 18:19

 

     Les Césars 2013 ont affiché un bien faible niveau. Peu après la claque infligée au cinéma français par la polémique lancée il y a quelques temps par Vincent Maraval, les Césars nous rappellent un peu plus encore à quel point le cinéma de l'hexagone va mal.

     Premier signe annonciateur de la décadence : Jamel Debbouze préside cette 38ème cérémonie. Quand on sait que les Césars ont déjà été présidé par Jean Gabin, Alain Delon, Sean Connery et autres pointures du cinéma, on ne sait pas comment prendre la terrible nouvelle. Jamel Debbouze, c'est une blague ? Il est plus humoriste qu'acteur, voyons ! Outre, peut-être, pour sa prestation dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Jamel n'a jamais été connu pour être un bon acteur. Va-t-on se souvenir de sa performance dans le film Sur la piste du Marsupilami ? Je ne pense pas. Les Césars ne sont pas qu'un sketch ou un simple divertissement, mais avant tout une cérémonie ayant pour but de récompenser des professionnels du « 7ème art ».

     Autre point : les nominations. J'ai trouvé qu'il y avait un véritable écart de niveau avec les Césars 2012, tant au niveau de films (The Artist/ Polisse/ L'exercice de l'Etat et autre Intouchables "contre" Camille redouble / Amour/ Le Prénom etc.) qu'au niveau des acteurs. D'ailleurs, Pierre Niney, de la Comédie Française, déjà nominé l'an passé dans la catégorie meilleur espoir masculin, ne sera -encore- pas récompensé cette année malgré ses très bonnes prestations (dans Comme des Frères notamment). Mais revenons sur les films. Quand j'ai vu Camille redouble avec 13 nominations, je ne savais quoi faire : la question était bien plus grave qu'un simple « rire ou pleurer ? ». Le scénario de ce film est faible, l'humour n'en parlons même pas. Certains se souviennent peut-être du film américain 17ans encore (avec Zac Efron), où un adulte revient à l'adolescence, comme dans Camille redouble. Sauf que dans 17ans encore, le personnage change d'apparence et redevient jeune, au moins, ça se tient un minimum. Mais à quoi pouvaient bien penser les scénaristes de Camille redouble en envoyant une femme d'âge mûr au lycée : c'est pitoyable ! Oublions ça. Disons que ce n'est qu'une erreur. Après tout le jury est composé d'êtres humains. Et puis on continue à parcourir la liste des films nominés. Quoi ? Le Prénom ? Ce film où des gens discutent pendant une heure et quarante cinq minutes autour d'une table du prénom qu'il faut donner à un gosse ? Mais non ! Ils n'ont pas le droit, c'est pas possible !

     En fin de compte, l'équipe du film De rouille et d'os de Jacques Audiard remporte quelques succès, celle du film Les adieux à la reine aussi. Et puis Amour, de Michael Haneke, rafle tout (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice, meilleur scénario original). Les membres du jury s'en sont donnés à coeur joie, ils ont dû voir que ce film avait même été nominé dans la catégorie du "meilleur film étranger" aux Oscars, alors ils se sont dit : récompensons le. Et ça tombe et ça tombe, les récompenses pour Amour n'arrêtent pas. Ca en devient presque lassant. Non pas que ce film est médiocre, mais ce n'est tout de même pas LE chef d'oeuvre du 21ème siècle ! On croirait presque que le seul bon film français de cette année était Amour (ce qui est peut-être la triste vérité). Les deux acteurs principaux sont aussi récompensés ! Certaines mauvaises langues diront d'ailleurs que le jury a dû se sentir obligé de remettre le césar de la meilleure actrice à Emmanuelle Riva, ça aurait été irrespectueux de faire déplacer une femme de cet âge pour rien. Elle le mérite, ne serait-ce que pour l'ensemble de son oeuvre et ce qu'elle a apporté au cinéma français, à travers les âges. 

     Et puis, c'est désolant, mais comme chaque année, certaines catégories sont comme transparentes (meilleur film documentaire, meilleur court-métrage, ...), on les passe le plus vite possible, telles des oeuvres qui n'ont pas à être présentes à la si prestigieuse cérémonie des Césars. A croire que tout le monde s'en fiche !

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     Bref, entre deux blagues de Jamel, on pense. On se dit que le cinéma français manque peut-être de scénaristes talentueux. Je regrette d'ailleurs, au passage, que Donoma, l'excellent film à petit budget de Djinn Carrénard, n'ait pas été dans les nominations lors des Césars 2012. Ce film donne tort à tous les gens qui pensent que le cinéma français ne peut pas rivaliser avec les talentueux cinéastes américains sous le prétexte de « manque de budget ». La réflexion, le travail, la détermination, la motivation, l'envie suffisent. Inutile de donner un autre exemple que Donoma mais je me sens obligé. Quentin Tarantino a réalisé Reservoir Dogs avec à peine 1,5 millions d'euros (ce qui est "rien" dans l'économie du cinéma contemporain). Les admirateurs de Camille redouble et du Prénom, films à 7 et 11 millions, devraient se poser quelques questions. Et puis d'ailleurs, où sont Dany Boon et Gérard Depardieu, nos deux acteurs "français" les mieux rémunérés ? Je ne les ai pas aperçu dans les nominations pour le meilleur acteur. Bizarre, n'est-ce pas ? Le Cinéma n'est pas censé être une machine à fric, mais bien du rêve, du spectacle, de l'art, de l'art, et encore de l'art ! 

 

 

"Pour faire un bon film il faut trois choses: une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire" (Jean Gabin)

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Published by mediapprenti (S.G) - dans Cinéma
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 23:30

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     J'ai connu les films de Quentin Tarantino au cours de l'été 2009. Ma grande soeur m'avait traîné au cinéma en me disant : «Viens avec moi, ce film a l'air cool !». Je l'ai suivi, je n'avais rien d'autre à faire à l'époque où j'étais encore jeune et ignorant, et cela m'a permis de découvrir, non pas simplement un très grand film intitulé Inglourious Basterds, mais aussi et surtout un grand réalisateur. Sorti de la salle de cinéma, mon but fut donc de voir tous les films de Tarantino. Une fois chose faite, j'ai pris conscience de la construction formidable de ses films, de l'excellent choix de ses acteurs, de l’enchaînement des dialogues atypiques, d'une bande-son belle et prenante, ainsi que des mouvements de caméra et autres effets de montage biens propres à Tarantino. Bref, j'adhère à son cinéma. Imaginez donc ma joie quand la date de sortie de Django Unchained, son nouveau film, fut connue.


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Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz (Christoph Waltz), un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django (Jamie Foxx), un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…

     J'ai eu peur d'être déçu avant d'entrer dans la salle : on s'attend tellement à un chef d'oeuvre, qu'on ne veut rien voir d'autre qu'un chef d'oeuvre. On a peur de ne plus être surpris par Quentin Tarantino. Et pourtant...

On sort de la salle avec le sourire, comme après chacun de ses films, en se disant : «Ah qu'il est bon ! ». On ne sait ni qui ni qu'est ce qui est bon, mais on se sent tous un peu obligés de ne pas tarir d'éloges ce que nous venons de voir. On ne sait pas quoi aborder, mais on veut en parler : le réalisateur un peu fou (et son caméo remarquable) ? Le casting de rêve (Jamie Foxx, Christoph Waltz, Di Caprio et compagnie) ? La musique ? (oui, Tarantino a mis du rap dans Django) Les dialogues ? (et la scène maintenant culte des membres du KKK et leurs cagoules) L'humour noir ? (si je peux me permettre) La violence présente dans son cinéma ? Le sujet grave -la ségrégation raciale- qu'il aborde ?

     Tarantino a déjà tenté pas mal de genres (le western spaghetti dans Django Unchained, le film de guerre dans Inglourious Basterds, les arts martiaux dans Kill Bill, etc.) et on ne s'ennuie jamais.

Certains disent que Django est son meilleur film. Pour moi, ses oeuvres sont incomparables, tout comme on ne compare pas un roman à une BD, qu'ils soient du même auteur ou non.

     Cet amoureux du septième art impose son style tout en rendant dans chacun de ses films un vibrant hommage au cinéma de genre. Vivement qu'ça dure !

 

Bref, on parle, on parle, mais il est déjà tard, car si Django dure près de trois heures, on ne voit pas le temps passer. On arrête donc de parler et on rentre chez nous, pensifs.  Et on se dit : «Petit lycéen que tu es, va travailler maintenant. Le cinéma n'était qu'une courte et folle parenthèse à ta vie étudiante...»

 

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